Colloque international de la SIDF
24-26 mai 2027, Strasbourg
Site de l’événement : lien
Lieu : Strasbourg (France)
Date : 24-26 mai 2027
Date limite de soumission : 1 novembre 2026
Modalités de soumission : Résumé de 1000 mot hors références bibliographies à envoyer à l’adresse <sidf2027@sienceconf.org> en précisant l’axe choisi.
Notifications aux auteurs : 1er décembre 2026
Ouverture des inscriptions : 15 avril 2027
Frais d’Inscription :
Inscription au colloque : 100€ pour les enseignants-chercheurs et 50€ pour les doctorants extérieurs à l’Unistra (Université de Strasbourg). Gratuit pour les doctorants de l’Unistra.
Dîner convivial : 50€
Comité d’organisation : Daniéla Capin dcapin@unistra.fr & Annie Kuyumcuyan kuymcuyan@unistra.fr
Argumentaire :
Lieux d’échanges et de rencontres sur l’histoire de la langue française, les colloques biennaux de la Société Internationale de Diachronie du Français (SIDF) s’intéressent à tous les domaines de l’histoire de la langue française. Après la première édition à Nancy en 2011, à laquelle ont succédé celles de Cambridge 2014, Paris 2016, Neuchâtel 2018, Toulouse 2020 (annulé en raison de la situation sanitaire), Munich 2023 et Grenoble 2025, pour sa huitième édition le colloque se tiendra à l’Université de Strasbourg.
Afin de rendre hommage aux travaux du Professeur Claude Buridant, ainsi qu’à la tradition philologique et linguistique de Strasbourg qu’il a prolongée et développée, la manifestation propose les thématiques suivantes :
AXE 1. Linguistique diachronique contrastive des langues romanes
Sont encouragées les approches comparatives entre le français médiéval et les autres langues romanes anciennes (espagnol, portugais, italien, roumain, sarde, catalan, occitan, etc.). Les propositions pourraient porter sur un des aspects suivants :
- allers-retours entre les langues romanes anciennes et les langues romanes modernes en réponse aux questions suivantes : i) La diachronie éclaire-t-elle la synchronie, autrement dit, quelle est l’utilité du point de vue diachronique pour identifier et expliquer des relations entre les usages contemporains ? ii) Comment les états de langue passés peuvent-ils influencer les usages des langues romanes modernes et sous quelle(s) forme(s) ? iii) Comment la syntaxe, la morphologie et le lexique du latin ont-ils façonné la syntaxe, la morphologie et le lexique européens ? Les réponses à ces questions peuvent conduire à des études de faits ou de mécanismes d’évolution (cyclicité, stabilité, innovation, etc.), ainsi qu’à des réflexions sur l’opposition « tendances analytiques vs synthétiques » dans les langues romanes ;
- la vitesse du changement linguistique face à la souche latine commune ;
- l’émergence de nouvelles descriptions des variétés diatopiques anciennes.
AXE 2. Grammaticographie et grammatisation du français et des langues romanes anciennes
Notre connaissance de la langue française médiévale est actuellement largement facilitée par la présence de nombreuses grammaires, de précis et traités, grâce aux ouvrages spécifiques consacrés à la morphologie, la syntaxe et au lexique de la langue ancienne. En hommage aux parutions, en 2019, de la Grammaire du Français Médiéval de Claude Buridant et, en 2020, de la Grande Grammaire Historique du Français, ouvrages qui ont permis à la communauté linguistique d’accéder à des descriptions particulièrement exhaustives de l’évolution du français, nous souhaitons ouvrir à nouveaux frais deux champs d’études dédiés :
- à la grammaticographie : les propositions pourront être consacrées aux productions de grammaires et assimilées du français et des langues romanes anciennes – langues maternelles ou étrangères ; aux typologies des descriptions du discours « savant » ; à la place accordée aux composantes linguistiques ; aux limites des investigations ; aux espaces dans lesquels ces grammaires apparaissent.
- à la grammatisation des langues romanes anciennes : on s’intéressera à la manière dont on les décrivait – innovation ou décalque de la tradition gréco-latine–, aux procédés et modèles utilisés en fonction des objectifs – objectifs d’apprentissage, de communication ou description générale –, et du public – gens de la cour, commerçants, etc. On pourrait s’interroger sur la façon dont on apprenait les langues romanes à l’époque médiévale et pendant la Renaissance, ainsi que sur la forme qu’adoptaient les ouvrages consacrés à une telle problématique.
AXE 3. Analyse du discours en diachronie / linguistique diachronique énonciative
- Comment les langues anciennes expriment-elles le point de vue et la prise en charge ?
- Quels sont les moyens linguistiques qui servent à exprimer la subjectivité de l’énonciateur et qui contribuent à l’argumentation ? La question pourrait donner lieu à des études sur des constructions fonctionnellement marquées (la phrase clivée, la pseudo-clivée, le détachement, la dislocation) ; sur les différents domaines de la quantification (intensifieurs, atténuateurs, gradation, comparaison) ; sur l’évaluation subjective (temps épistémiques, évidentialité, lexique évaluatif et langage affectif) ; la prise en charge du discours représenté, la citation et le positionnement dialogique, la polarité, etc.
- Comment la dimension énonciative intervient-elle dans le changement linguistique : quelle est son influence : i) en syntaxe – sur l’ordre des mots, les opérations de thématisation, de topicalisation, sur la parataxe et/ou la subordination ; ii) en morphologie – sur les temps « analytiques » et les temps « synthétiques »; iii) en lexique – sur la formation et la sélection des connecteurs, marqueurs de discours ; iv) voire, dans l’organisation textuelle (progression informationnelle entre autres).
AXE 4. Traductologie, problèmes de la traduction et sémantique diachronique
En prolongeant les perspectives abordées depuis le lancement de la collection The Medieval Translator et des ouvrages parus dans la Bibliothèque de Transmedie, à la suite de nombreux colloques et rencontres internationales, cet axe souhaite accueillir des travaux autour des aspects théoriques et pratiques de la traduction et aborder de nouveau les questions de l’éloignement de la langue moderne par rapport aux langues de nos ancêtres, en ouvrant les réflexions depuis les traductions en/du français médiéval vers les autres langues romanes médiévales et en examinant les questions linguistiques que ces traductions soulèvent. Seront privilégiées des études pratiques sur des traductions médiévales et de la Renaissance et leurs reflets dans les glossaires et les traités (bilingues) de grammaires.
En rapport avec les problèmes de la traduction ou de manière indépendante, les études de sémantique diachronique pourraient compléter les études existantes ou rendre compte de l’influence de la sémantique synchronique sur les études de sémantique diachronique, en confrontant ces dernières aux méthodes, approches, outils, catégorisations et nomenclatures de la sémantique synchronique.
En dehors des axes mentionnés, toute soumission consacrée à la diachronie du français sera prise en compte.
Comité scientifique :
Antonella Amatuzzi (Université de Turin)
Wendy Ayres-Bennett (Université de Cambridge)
Flor Bango de la Campa (Université d’Oviedo)
Claire Badiou-Monferran (Université Sorbonne Nouvelle)
Philippe Caron (Université de Poitiers)
Corinne Denoyelle (Université Grenoble Alpes)
Laura-Maï Dourdy (Université de Strasbourg)
Andreas Dufter (Université de Munich Ludwig Maximilian)
Julie Glikman ( Université de Lorraine)
Mathieu Goux (Université de Caen)
Céline Guillot (ENS de Lyon)
Alexei Lavrentiev (ENS de Lyon)
Elena Llamas Pombo (Université de Salamanque)
Pierre Larrivée (Université de Caen)
Evelyne Oppermann-Marsaux (Université Sorbonne Nouvelle)
Gabriella Parussa (Sorbonne Université)
Adeline Patard (Université de Caen)
Sophie Prévost (CNRS / ENS-PSL / Sorbonne Nouvelle)
Thierry Revol (Université de Strasbourg)
Marta Saís-Sanchez (Université Complutense de Madrid)
Lene Schøsler (Université de Copenhague)
Gilles Siouffi (Sorbonne Université)
Carine Skupien Dekens (Université de Neuchâtel)
Andrea Valentini (Université Sorbonne Nouvelle)
Thomas Verjans (Université de Toulouse Jean Jaurès)
Pierre Vermander (Université Sorbonne Nouvelle)
Conférences plénières :
Anne CARLIER
Bernard COLOMBAT
Bernard COMBETTES
Joëlle DUCOS
Amalia RODRIGUEZ-SOMOLINOS
