Appel: Ci-dit Matérialité du discours rapporté

Appel: Ci-dit Matérialité du discours rapporté

La date butoir pour l’envoi des propositions de communication pour le prochain colloque international et pluridisciplinaire du groupe de recherche Ci-dit en partenariat avec l’Université du Luxembourg a été prolongée au 31 juillet 2019. Cette rencontre portera sur la « Matérialité du discours rapporté » et se tiendra au Luxembourg du 10 au 12 juin 2020.

8ème colloque international et pluridisciplinaire

Ci-dit / Luxembourg

 

Matérialités du discours rapporté 

Université du Luxembourg, 10-12 juin 2020

 

 

Conférencier.e.s plénier.e.s

1)    Jean-Marie Klinkenberg (Université de Liège)

2)    Greta Komur-Thilloy (Université de Haute-Alsace)

3)    Rosanna de Angelis (Université Paris-Est – Créteil)

4).   Emmanuelle Pelard (Université du Luxembourg)

Table-ronde « Les Matérialités discursives au prisme de l’environnement social et culturel »

Participant.e.s confirmé.e.s : Laurence Rosier (Université Libre de Bruxelles), Alain Rabatel (Université Lyon 1), Gian Maria Tore (Université du Luxembourg).

Argumentaire

Pas de point, pas de nœud savant. Rien de ce qui relève d’une virtuosité artisanale, d’un savoir-faire séculaire. Tout cela est loin de mon propos. Cordages, ganses, ficelles sont là pour leur fluidité, leur poids, leur souplesse ou leur fermeté, pour toutes les possibilités formelles qu’elles contiennent en puissance.

Cette déclaration de Pierrette Bloch (1998 : 1) invite à réfléchir sur les possibilités formelles qu’offre la matérialité. Dans la lignée des précédentes rencontres Ci-dit, ce nouvel opus entend aborder les analyses du discours rapporté avec de nouvelles perspectives. Pour l’édition 2020, nous nous interrogerons sur la matérialité du DR.

Souvent ignoré, le support qui matérialise le discours est volontiers considéré comme accessoire, ou en tout cas comme moins intéressant que le discours qu’il véhicule. Pourtant, cette partie matérielle du discours constitue un élément structurant porteur de sens, et leur interdépendance reste à questionner. En quoi le choix de support, en relation avec un choix de format et le choix d’un média ou transmédia comme circuit de diffusion, influence-t-il la pratique de la citation et du discours rapporté (not. Rosier 2008, Authier-Revuz 2004) au sens large, abordée tant du point de vue des conditions de production que de réception, en relation avec des valeurs singulières et collectives (par exemple, l’impact sociétal) et des formes de vie (celle dont témoigne, par exemple, la pratique aujourd’hui banalisée du tatouage (Rosier 2012)) ? Nous entendons par support-médium (support matériel ou « immatériel », dans le cas de l’écran…) le papier, la toile dans le cas du tableau, le verre, le carton de la pancarte dans une manifestation, le mur dans le street art, le sable ou la terre dans le land-art, l’étoffe dans le cas d’un vêtement ou d’une banderole, la peau dans le cas du tatouage, le marbre dans le cas de la tombe, le stylo et d’autres supports (blocs-notes, sacs, tasses…) pour les produits dérivés en relation avec des artistes, tels que Warhol, l’écran pour le discours numérique… en tant qu’ils deviennent des supports d’inscription (supports formels) de citations et de discours rapportés. La notion de dispositif matériel, formel et culturel pourra être mise en avant.

Il s’agit d’aborder la question du support et des médiations, déjà bien étudiée tant en sciences de l’information et de la communication (Souchier 1998, Jeanneret & Souchier 2002, Soulez & Kitsopanidou 2014) qu’en sciences du langage (Delamotte-Legrand 2004), en littérature (Saemmer 2014, Vouilloux 2008, 2017) et en sémiotique (Arabyan & Klock-Fontanille 2005, Fontanille 2005, Pignier 2009, Colas-Blaise 2018) sous deux angles novateurs : en privilégiant l’angle de la citation et du discours rapporté ; ensuite, en montrant que le support entre dans la production du sens à travers ses relations avec le format (par exemple une docufiction sur internet) et le média.

Ainsi, nous sollicitons des communications s’interrogeant sur les conséquences au niveau de la pratique de la citation et du discours rapporté des choix opérés i) au niveau d’un support-médium particulier, en relation avec un média et un format ou ii) lors de l’adaptation d’un discours à un autre ensemble formé par le support, le format et le média. Il faudra débattre de cette question centrale : dans quelle mesure l’adaptation peut-elle être considérée comme une citation au sens large ? Comment penser le changement de support, de format, de média en regard du DR ?

Plus précisément, en quoi le choix d’un média, d’un format et d’un support matériel ou « immatériel » se traduit-il et est-il déterminé par la constitution d’un environnement (spatial, socio-économique, culturel, politique, historique), par des actes de langage déterminés, par des choix énonciatifs attestant le dédoublement des situations d’énonciation caractéristique des différents types de discours rapporté ainsi que par des phénomènes textuels « microscopiques » (des phénomènes de contraction/expansion, des choix lexicaux, des constructions morpho-syntaxiques, telles que l’aphorisation, le figement, la nominalisation, la passivation, la désénonciation, l’anonymisation de la source, l’impersonnalisation…) ? Une attention particulière sera attachée aux éléments plastiques du plan de l’expression, entendus comme des éléments visuels (taille des caractères, police, couleur, traces laissées par les instruments ou prothèses de la main (pinceau, stylo, burin…)), ou sonores liés, plus particulièrement, à la manipulation du support (voir au moins le bruit de la page que l’on tourne).

Nous attendons des contributions mobilisant un cadre théorique disciplinaire ou interdisciplinaire – l’analyse du discours, la sémiotique, les sciences de l’information et de la communication, la littérature – et proposant des études de cas concrets.

Les communications pourront s’inscrire, sans toutefois s’y limiter, dans les axes suivants :

Premier axe : le discours rapporté et les pratiques citationnelles au risque du support

Les contributions sélectionnant un support-type ou médium particulier peuvent décrire les pratiques de la citation et du discours rapporté en tenant compte également du contexte de production et/ou de réception, des valeurs véhiculées. L’attention pourra se porter sur l’articulation de différents niveaux de sens.  La notion de format (par exemple celui du livre sur papier ou du livre numérique ou numérisé, du volumen, de la page, la notion de page devant elle-même être réinterrogée dans le cas du discours numérique) méritera d’être distinguée de l’éditorialisation d’une part, et du genre (celui du clip musical, par exemple), d’autre part. À cet égard, l’ensemble de la production issue du Pop Art pourrait faire l’objet d’une interrogation quant à ses recours à une imagerie et à un imaginaire emprunté aux cultures de masse. Trouvant sa source dans les avant-gardes de l’aube du XXe siècle, ce mouvement apparaît certes hétérogène, mais se fédère autour de l’emploi de techniques de dépersonnalisation (collages, reprises, etc.) et de l’immersion dans l’actualité. Un de ses plus illustres représentants est sans conteste Andy Warhol qui, après s’être emparé de figures iconiques (Marylin Monroe, Elvis Presley, etc.), fait aujourd’hui lui-même l’objet de reprises sur de nombreux supports.

Deuxième axe : l’adaptation constitue-t-elle une forme de citation ?

Les contributions peuvent s’intéresser aux conséquences pour les formes de citation et de discours rapporté d’un changement de support, c’est-à-dire de l’adaptation du discours verbal sur papier à un nouveau support tel que l’écran, ceci tant du point de vue du contexte que du média, du format et des choix énonciatifs et grammaticaux qui y sont liés. Comme le soulignent Francis Grossmann et Laurence Rosier (2018 : 45), les rapports entre discours rapporté et hypertextualité, « serai[ent] donc [à considérer] comme une variation d’un même par sa matérialité cliquable », réfutant ainsi l’immatérialité des productions « virtuelles ». De même, l’adaptation à des dessins de presse ou à des chansons en vient à générer des interdiscours qui procèdent de véritables interactions. Toujours sur cette question des changements de supports, un exemple issu des élections présidentielles nord-américaines de Donald Trump consiste en l’apparition sur la scène publique des costumes sortis de Handmaid Tales (1985) de Margaret Atwood. Adaptée à la télévision par Bruce Miller en 2017, cette dystopie féministe est finalement devenue symbole de contestation face au paternalisme outrancier du 45e président des États-Unis, et le vêtement (longue robe recouverte d’une cape écarlate, surmontée d’une coiffe blanche) est ici haussé au rang de citation renvoyant directement à cet univers d’asservissement des femmes.

Troisième axe : intermédialité et détournement

Nous entendons par « intermédialité » les relations entre médias et / ou supports-médiums.  Les communications travaillant dans le domaine de l’intermédialité et s’intéressant au dialogue entre les arts, par exemple entre les arts visuels et le verbal, seront les bienvenues. Une des questions pourra concerner la manière dont, dans le domaine de l’art, la citation d’une portion de texte verbal et son intégration dans la peinture ou la photographie, mais aussi les mots extraits de la peinture, repris et déformés, ou l’ajout d’une citation à un tableau sous forme de légende peuvent donner lieu à des stratégies énonciatives de subversion et de détournement. Dans quelle mesure y a-t-il réénonciation parodique ?

Quatrième axe : matérialité & patrimonalisation

La circulation, accélérée et non-maîtrisée, de ces énoncés sur la scène publique à travers différents supports allant du T-Shirt au mug, en passant par les pancartes de manifestation, pose également la question de la propriété intellectuelle, qu’elle soit littéraire ou artistique. Que ce soit en Europe ou aux États-Unis (le copyright y étant régi par d’autres règles), l’extension des citations issues d’œuvres littéraires à d’autres types d’œuvres (musicales, picturales, audiovisuelles, etc.) suscite le débat. Si la législation parle en termes de préjudice, n’y a-t-il pas plutôt, au niveau artistique, patrimonialisation de ces énoncés circulants ? Pensons à la fameuse phrase « on ne naît pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir ou encore à la phrase « la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent » d’Albert Einstein qu’on retrouve sur des vêtements, des cartes postales ou encore des goodies, sans mention de source ou de référence bibliographique précise. Ces énoncés deviennent-ils des discours « circulants », bien que coupés de leur contexte ?

Poser la question du support littéraire renvoie aussi à la question de la matérialité, telle que la soulève Yves Jeanneret (2011 : 115) en soulignant que « le pouvoir de l’écrit est […] essentiellement lié à la matérialité de ses supports ». Remettant ainsi en cause l’immatérialité qui accompagnerait le passage de l’écrit à l’écran, par exemple, il insiste sur la « double présence du matériel, une matérialité au carré : celle qui caractérise le média lui-même, et celle que le média éprouve le besoin de citer » (ibid. : 116). Pourront donc être interrogés les entretiens et leurs supports (revues, enregistrements, papier, photo, vidéo, Internet, etc.) et leurs problématiques de conservation.

Cinquième axe : construction des savoirs

La matérialité du DR, et surtout des citations, est au cœur-même de la recherche et de l’enseignement, notamment dans l’Enseignement supérieur. Si le.la chercheur.se s’appuie sur des citations pour bâtir ses propres réflexions, les sites regroupant les ouvrages et parutions s’appuient, quant à eux, sur des extraits accompagnés d’images, telles que des portraits d’auteur.e.s, des reproductions de couverture, etc. Comment penser ce rapport texte-image qui se construit autour du DR dans le cadre de la recherche ? Si l’on pense à des sites d’informations dédiés aux littératures et aux Sciences humaines, tels que fabula.org ou nonfiction.fr, comment fonctionne ce passage vers un support visuel ? Au-delà de la simple illustration, cela semble procéder de la (re)présentation.

 

Éléments bibliographiques

Arabyan, M. & Klock-Fontanille, I., 2005, L’écriture entre support et surface, Paris, L’Harmattan.

Authier-Revuz, J., 2004, « La représentation du discours autre : un champ multiplement hétérogène », in López Muñoz, J.-M., Marnette, S., Rosier, L. (dir.), Le discours rapporté dans tous ses états, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 35-53.

Barthelmebs-Raguin, H., Komur, G. López Muñoz, J., Marnette, S. et Rosier, L. (dirs), 2018, Le discours rapporté. Temporalité, histoire, mémoire et patrimoine discursif, Paris, Classiques Garnier, « Rencontres », 2018.

Bastide, F., 1987, « Le traitement de la matière », Actes Sémiotiques. Documents, vol. IX, no 89, Paris, EHESS.

Bloch, Pierrette, 1998, Pierrette Bloch. Sculptures et dessins de crin, collages, 1968-1998 (catalogue) – entretien avec P. Encrevé : « L’ombre de l’écriture » –, Cajarc (Lot), Maison des Arts Georges-Pompidou.

Colas-Blaise, M., 2018, « Remédiation et réénonciation : opérations et régimes de sens », Interin, vol. 23, no 1, pp. 64-84.

Colas-Blaise, M., Tore, G. M., 2012, Médias et médiations culturelles au Luxembourg, Luxembourg, Éditions Guy Binsfeld.

Collot, M., La Matière-émotion, 1997, Paris, PUF.

Coquet, J.-C., Petitot, J. (dir.), 1991, « L’objet sens et réalité », Langages, n° 103.

Delamotte-Legrand, R. (dirs), 2004, Les médiations langagières, vol. 1,  2, Rouen, Presses universitaires de Rouen.

Fontanille, J., 2005, « Du support matériel au support formel », in Arabyan, M., Klock-Fontanille, I. (dirs), L’écriture entre support et surface, L’Harmattan, Paris, pp. 191-192

Grossmann, F., Rosier, L., 2018, « Du discours rapporté au discours partagé. Analyser les usages du discours rapporté hypertextualisé », in Simon, J. (dir.), Le discours hypertextualisé. Espaces énonciatifs mosaïques, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté.

Jaubert, A., López Muñoz, J., Marnette, S., Rosier, L., Stolz, C. (dir.), 2011, Citations I et II : Citer pour quoi faire ?, Paris, Académia/L’Harmattan.

Jeanneret, Y., 2011, Y a-t-il (vraiment) des technologies de l’information ?, Villeneuve d’Ascq, Edition du Septentrion.

Jeanneret, Y. & Souchier, E., 2002, « La communication médiatisée est-elle un “usage” ? », Communication & Langages, no 132, pp. 5-27

Lupien, J., 2000, « Tactilité et représentation identitaire dans l’art contemporain », Visio, vol. 5, no 1, pp. 55-66.

Moirand, S., 2004, « L’impossible clôture des corpus médiatiques. La mise au jour des observables entre contextualisation et catégorisation », Tranel, pp. 71-92.

Paveau, M.-A. et Rosier, L. 2010 : « Le “discoursdes objets. Pratiques et techniques de la circulation des discours », Cédille, Université de Cadiz, pp. 178-196. Disponible sur : <https://dialnet.unirioja.es/descarga/articulo/3399614.pdf> (consulte le 19 décembre 2018).

Pignier, N., 2009/1, « Sémiotique du webdesign : quand la pratique appelle une sémiotique ouverte », Communication & langages, no 159, pp. 91-110.

Pignier, N., 2012, « Le plaisir de l’interaction entre l’usager et les objets TIC numériques », in Mitropoulou, E., Pignier, N. (dirs), “De linteractivité au(x) interaction(s) », Interfaces numériques, n° 1, pp. 123–153.

Rosier, L., 2008, Le discours rapporté, Paris, Ophrys.

Rosier, L. 2012 : « J’ai le discours dans la peau. L’énonciation des tatouages », in Maury-Rouan C. (éd), Regards sur le discours : énonciation, interaction, Presses de l’Université de Provence, pp. 181-190.

Saemmer, A., 2015, Rhétorique du texte numérique : figures de la lecture, anticipations de pratiques, Lyon, Presses de l’Enssib.

Saporta, M., 1962, Composition  n° 1, Paris, Seuil.

Souchier, E., 1998/2, « L’image du texte pour une théorie de l’énonciation éditoriale », Les cahiers de médiologie, no 6, pp. 137-145.

Soulez, G., Kitsopanidou, K. (dirs), 2014, Le levain des médias. Forme, format, média, Paris, L’Harmattan.

Vouilloux, B., 2008, « Du dispositif », in Ortel, Ph. (dir.), Discours, image, dispositif. Penser la représentation II, Paris, L’Harmattan.

Vouilloux, B., 2017, « Médium(s) et média(s). Le médial et le médiatique », Fabula / Les colloques, Création, intermédialité, dispositif. Disponible sur < http://recherche.fabula.org/colloques/document4419.php > (page consultée le 9 décembre 2018).

 

Modalités de soumission et informations pratiques

Nous réservons à chaque communication un créneau de 30mn (20mn de temps de parole + 10mn de discussion).

Les propositions de communication, d’une longueur d’une demi-page comprenant un titre et un résumé suivis d’une bibliographie, sont à envoyer par voie électronique, avec la mention « Colloque Ci-dit/Luxembourg 2020 », simultanément à :

Hélène Barthelmebs-Raguin, helene.barthelmebs-raguin@uni.lu

Marion Colas-Blaise, marion.colas@uni.lu

Calendrier

Réception des propositions de communication : le 31 juillet 2019

Notification d’acceptation aux auteurs : le 15 octobre 2019

Frais d’inscription

Les frais d’inscription s’élèvent à 80 € pour les communicant.e.s (40 € pour les doctorant.e.s). Ils couvriront les repas, une manifestation culturelle et la publication des actes (sous réserve d’acceptation de la contribution par le Comité scientifique). L’inscription au dîner festif (50 €) est facultative.

Comité scientifique

Driss Ablali (Université de Lorraine), Hélène Barthelmebs-Raguin (Université du Luxembourg), Jacques Bres (Université Paul-Valéry – Montpellier 3), Étienne Candel (Université Jean-Moulin – Lyon 3), Marion Colas-Blaise (Université du Luxembourg), Rosanna de Angelis (Université Paris-Est Créteil), Lucile Gaudin-Bordes (Université de Toulon), Francis Grossmann (Université Grenoble Alpes), Yana Grinshpun (Université Sorbonne-Nouvelle – Paris 3), Jean-Marie Klinkenberg (Université de Liège), Greta Komur-Thilloy (Université de Haute-Alsace), Agata Jackiewicz (Université Paul-Valéry – Montpellier 3), Anna Jaubert (Université Côte d’Azur), Juan Manuel López Muñoz (Université de Cadix), Sophie Marnette (Université d’Oxford), Michèle Monte (Université de Toulon), Marie-Albane Rioux-Watine (Université Côte d’Azur), Alain Rabatel (Université Lyon 1), Laurence Rosier (Université Libre de Bruxelles), Geneviève Salvan (Université Côte d’Azur).

Comité d’organisation

Hélène Barthelmebs-Raguin (Université du Luxembourg), Marion Colas-Blaise (Université du Luxembourg), Juan Manuel López Muñoz (Université de Cadix), Sophie Marnette (Université d’Oxford), Laurence Rosier (Université Libre de Bruxelles).