Prix de thèse de la SIDF – éd
ition 2025
Le jury a été extrêmement impressionné par la qualité des thèses soumises pour le prix, qui couvraient un large éventail de sujets. Après de longues délibérations, il a été décidé de décerner le prix à Timothée Premat pour sa thèse portant sur la “genèse de l’élision”, soutenue en décembre 2023 à l’Université Nice Côte d’Azur, sous la direction de Tobias Scheer. La thèse, originale et novatrice, traite d’une question complexe qui aide à comprendre la physionomie du très ancien français. Sa contribution à la diachronie du français est à la fois méthodologique, théorique et descriptive. Le jury a été impressionné par l’utilisation de la BFM, du Nouveau corpus d’Amsterdam ainsi que d’un corpus des trouvères et des grammairiens du XVIe siècle. C’est une thèse qui mérite d’être reconnue, d’autant qu’il y a très peu de thèses de phonologie portant sur la période médiévale.
Timothée Premat est lauréat d’une subvention du SNSF SPF pour un projet intitulé DiMeL (Digital Medieval Liaison: the genesis of the French liaison in the medieval time) supervisé par Mathieu Avanzi.
Le jury a décidé également d’attribuer une mention honorable à la thèse de Chiara Tavella qui a réalisé une étude matérielle, philologique et textuelle particulièrement minutieuse des réécritures de la Résurrection d’Arnoul Greban. Sa thèse, soutenue à Turin en décembre 2023, est intitulée “Le poids du plomb. Une étude matérielle, philologique et linguistique de la tradition textuelle de la Résurrection d’Arnoul Gréban”, et a été menée sous la direction de Paola Cifarelli en co-tutelle avec Gabriella Parussa,(Université de la Sorbonne nouvelle – Paris III; Università degli studi (Turin, Italie). Il s’agit également d’un travail d’une grande qualité qui contribue à la révision des frontières du français préclassique et offre un modèle pour une édition critique des imprimés. Chiara Tavella travaille et enseigne actuellement au Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures de Dijon (CPTC).
Nous félicitons chaleureusement ces deux jeunes chercheurs exceptionnels qui nous donnent confiance en l’avenir de notre discipline.
