Cartodialect & Symila
Atlas Linguistique de la France (“ALF”, Gilliéron et Edmont 1902-1910)
Pour consulter l’Atlas Linguistique de la France (ALF, Gilliéron et Edmont, 1902-1910), deux ressources incontournables sont le site Cartodialect et le site du projet Symila.
Ressources en lignes
Le site Cartodialect et le site Symila propose l’accès à des numérisations des cartes de l’Atlas Linguistique de la France (Gilliéron & Edmont, 1902-1910). Le site du projet Symila propose des ressources liées à l’ALF, notamment des tables de correspondance entre l’alphabet phonétique Rousselot-Gilliéron et l’alphabet phonétique international. Des numérisations de cartes sont aussi disponibles sur le site Symila.
- Sur le site Cartodialect : accéder aux cartes de l’ALF
- Sur le site Symila, accéder aux :
- cartes de l’ALF (présentes aussi sur Cartodialect)
- liste des points d’enquête
- commentaire de l’alphabet Gilliéron-Rousselot et aux tables de correspondance avec l’API
- phrases présentes dans l’ALF (avec fonction de recherche)
- gloses de l’ALF
- lemmes de l’ALF
- questionnaire d’enquête reconstitué
Présentation de l’ALF
L’Atlas Linguistique de la France (ALF) a été réalisé par Jules Gilliéron et Edmond Edmont. Entre 1897 et 1901 Edmond Edmont a effectué des enquêtes de terrain dans 638 communes de la France. Pour ce faire, il a utilisé un questionnaire composé de notions qu’il a posé auprès de 735 informateurs. Les données dialectales recueillies ont été publiées sous la forme de cartes qui comportent 639 numéros de points d’enquêtes. Chaque réponse dialectale (retranscrite avec l’alphabet phonétique Rousselot-Gilliéron) figure à côté ou en dessous du numéro de point d’enquête. En tout, ce sont 1920 cartes (1421 cartes complètes, 326 demi-cartes et 173 quarts) qui ont été classées par ordre alphabétique des notions et publiées entre 1902 et 1910, d’abord sous forme de fascicules, puis sous la forme de volumes. Ces cartes permettent d’étudier les variations lexicales gallo-romanes au début du XXe siècle et les données géolinguistiques qu’elles contiennent sont utilisées pour élaborer des atlas interprétatifs.
[Citation de la page d’accueil du site Cartodialect, https://lig-tdcge.imag.fr/cartodialect5/#/, consultée le 20/05/2026]
Gilliéron, Jules et Edmond Edmont (1902-1910). Atlas linguistique de la France. Paris : Champion.
Présentation des projets
Cartodialect
Les Projets Exploratoires GeoDialect et Cartodialect financés respectivement par le Labex Persyval et la mission inter-disciplinaire du CNRS, se sont intéressés à la fois à l’exploration des outils géomatiques pour le traitement et l’analyse des données géolinguistiques et à la définition de méthodes et d’outils facilitant l’extraction automatique des données sémantiques et géographiques contenues dans les cartes de l’ALF. La mise à disposition des cartes de l’ALF en version numérique s’inscrit dans le cadre de cette recherche qui se poursuit à travers le projet ANR ECLATS.
[Citation de la page https://eclats.gricad-pages.univ-grenoble-alpes.fr/cartodialect_guide_utilisateur/, consultée le 20/05/2026]
Symila
Le projet SYMILA a pour but de documenter la variation syntaxique dans les dialectes des langues romanes de France de mettre ces données à la disposition de la communauté scientifique et de commencer à en tirer les conséquences pour la théorie linguistique.
Les parlers locaux traditionnels qui font l’objet de la description sont menacés d’extinction à brève échéance et les nouvelles enquêtes de la deuxième partie du projet SYMILA sont donc menées sous le signe de l’urgence.
La comparaison syntaxique des langues, que ce soit à des fins typologiques, diachroniques ou théoriques, s’effectue souvent partir des formes « standard » des langues qui sont bien documentées. Sur la base de ce type de données la variation et les paramètres qui la décrivent sont relativement larges. Or, des travaux récents (par exemple dans le domaine italien ou scandinave) ont montré que la comparaison de dialectes proches était indispensable et très instructive. Ce champ de recherche, dit syntaxe dialectale ou micro-variation syntaxique, quoiqu’en plein essor en Europe et au-delà, est à ce jour, en dehors du domaine basque et plus récemment breton, quasiment inexploré en France, aussi bien d’un point de vue empirique que théorique. L’objectif de ce projet est de contribuer à combler ce vide pour l’ensemble des parlers romans du territoire français (et parfois au-delà : parlers d’oïl, dialectes de l’occitan, du catalan, du francoprovençal (alporhodanien).
[Citation de la page http://symila.univ-tlse2.fr, consultée le 20/05/2026]
