Appel à contributions : “L’étymologie dans la poésie française (XIVe-XVIIe siècle)”, 21-22 janvier 2027, Paris,
Date: 21-Jan-2027 – 22-Jan-2027
Location: Paris, France
Contact: Cécile Margelidon
Contact Email: cecile.euler@ens.psl.eu
Meeting URL: https://antiquite.ens.psl.eu/
Linguistic Field(s): History of Linguistics; Ling & Literature
Subject Language(s): Ancient Greek (to 1453) (grc)
French (fra)
Latin (lat)
Submission Deadline: 30-Jun-2026
Argumentaire:
La poésie française est souvent étudiée dans la continuité de ses fondements antiques, grecs et latins, en particulier sur les plans thématiques et génériques. En revanche, le recours des poètes à l’étymologie a fait l’objet d’études plus sporadiques ou intégrées à de plus vastes enquêtes linguistiques (Rigolot 1977 ; Demonet 1992), alors que l’histoire d’un mot, depuis son berceau grec ou latin principalement, a de longue date passionné les poètes. Ces journées d’étude proposent donc de réfléchir à la manière dont les poètes français ont choisi leurs mots en fonction de leur étymologie, ont commenté l’origine des mots, ou, plus largement, ont joué avec les étymologies. Cet objet d’étude engage à la fois le champ des recherches sur la réception de l’Antiquité, notamment à travers l’approche linguistique, et les études qui s’intéressent à la conception de la poésie et de son rapport privilégié à la vérité.
Étymologie désigne en effet le discours sur le vrai dans son adéquation à la vérité (ἔτυμος) : d’origine stoïcienne, le terme a connu une grande fortune dans l’Antiquité et au Moyen Âge où l’étymologie est devenue une « forme de pensée » (Curtius 1956 ; Belardi 2002 ; Sluiter 2015). À la Renaissance, le statut de l’étymologie comme mode d’accès à l’essence des êtres et des choses constitue une interrogation cruciale des grammairiens, des historiens, des exégètes et des philosophes (Demonet 1998). « Lieu » de la rhétorique et « trope » (Goyet 1991), l’étymologie pourrait encore constituer un terrain d’observation privilégié de la poétique des genres du XIVe au XVIIe siècle, en différenciant par exemple la fréquence d’utilisation de l’étymologie, son positionnement argumentatif et sa visée en termes rhétoriques, ses motivations affectives, intellectuelles ou idéologiques, ou encore ses liens, formulés ou implicites, avec la recherche de la vérité – éléments dont la présence dans les traités grammaticaux latins et français du XVe et du XVIe siècle a fait l’objet d’un riche numéro de la revue Histoire Épistémologie Langage en 1994. Nous voudrions ainsi amener à réfléchir sur la place et la valeur de l’étymologie dans la poésie française. Il existe une gamme complète de procédés étymologiques jouant avec l’origine des mots qui va de la discrète allusion à la complète explication d’un nom. Dans quelle mesure et de quelles manières l’étymologie peut-elle intervenir dans le processus de création poétique ? Quelles conceptions de la langue et de sa valeur induit-elle ? Quel rapport des poètes français au latin et au grec ainsi qu’à leur propre langue souligne-t-elle ? Quelles sont les modalités du repérage des jeux étymologiques ?
1. Question diachronique
Le choix d’un empan diachronique de quatre siècles permettra de suivre l’évolution du rôle de l’étymologie dans la poésie française au cours de plusieurs périodes de transitions fondamentales dans l’histoire de la littérature française. Depuis la fin du Moyen Âge jusqu’à la naissance de la littérature moderne au XVIIe siècle, en passant par l’époque charnière de la Renaissance, le rapport à l’Antiquité et aux langues anciennes est prédominant chez des auteurs qui s’appuient sur le modèle ancien dans l’élaboration d’une langue et d’une littérature françaises modernes. Ce vaste ensemble chronologique permettra, en même temps qu’une étude de l’évolution des pratiques poétiques de l’étymologie, de fructueuses comparaisons entre les périodes. En effet, du XIVe siècle au XVIIe siècle, la poésie française s’est affirmée dans son rapport à la littérature latine. Les poètes ont réfléchi à la formation d’une langue poétique autonome, mais attachée à ses racines poétiques et linguistiques. Ces efforts pourront être observés notamment au prisme de l’orthographe : l’introduction de lettres quiescentes durant les périodes de relatinisation de la langue française (Cazal et Parussa 2015) sert-elle, en poésie, des jeux de mots spécifiques (dérivations ou paronomases par exemple) ? Quels positionnements des auteurs sur l’étymologie peut-on déceler à partir de leurs préférences orthographiques (Catach 1968) et de leurs exploitations poétiques ? L’étymologie apparaît ainsi comme l’un des lieux où s’illustre la langue française dans sa dimension historique.
Les poètes du XIVe siècle présentent d’ores et déjà de nombreux jeux avec l’étymologie, aussi bien par une remarquable créativité lexicale que par des rapprochements plaisants. Ainsi Eustache Deschamps joue-t-il, dans son poème sur Chaucer, du lien « ethimologique » qu’il suppose entre Anglicus, Anglus et Angelus (Ducos, 2026). Les éléments éponymiques qu’on trouve dans les épopées du XVIe siècle connaissent déjà des parallèles, notamment dans La Prise d’Alexandrie de Guillaume de Machaut où l’explication des noms contribue à la caractérisation des personnages tout en posant les jalons d’une interprétation allégorique. Au XVIIe siècle, l’étymologie, malgré la désaffection de plus en plus marquée pour « tout ce qui sent l’école », nourrit la catégorie du bel esprit qui trouve un terrain de jeu privilégié dans les recueils de poèmes mondains. Jean-François Sarrazin s’amuse par exemple dans le poème adressé « À Monsieur le Duc et à quelques dames de ses amies » à décliner humoristiquement l’étymon carmen : « La nature a mis de grands charmes / En la vertu de quelques carmes / Non pas des carmes déchaussés / Mais des carmes doux et lissés », les derniers renvoyant aux vers poétiques.
2. Étymologie et histoire de la langue française
Si la langue française est issue de la langue latine et s’est construite dans sa continuité, il faut s’interroger sur la connaissance que pouvaient avoir les poètes de l’histoire de leur langue, de son rapport à des langues sources, latine, grecque ou autre, notamment l’hébreu. On peut ainsi se demander comment l’histoire de la langue et l’explication des mots se traduisent en poésie. L’enrichissement de la langue par des emprunts a pu amener à de nouvelles étymologies ou à des jeux sur ces emprunts par torsion ou modification d’un terme. La concurrence possible entre plusieurs étymologies pour un même nom amène aussi les poètes ou bien à choisir une version ou bien à combiner deux possibilités, comme le fait Bouchet dans ses Généalogies, où il rappelle l’origine de Françoys par Francus mais aussi par l’adjectif francus, « franc ». On pourra étudier avec profit la question de la connaissance qu’ont les poètes de leur langue, connaissance conditionnée par les sources auxquelles ils peuvent avoir accès.
On s’interrogera en outre avec profit sur la réception de la culture étymologique antique et médiévale dans la poésie française. L’héritage d’Isidore de Séville (mort en 636) pourra faire l’objet de fructueuses recherches (Fontaine 1992 ; Verger 1992; Elfassi 2016 ; 2022), tant le savant wisigoth a imprégné la pensée occidentale par ses Étymologies, vaste encyclopédie où l’étude des noms est le prélude à la connaissance du monde (Draelants 1996). Mais l’influence d’autres penseurs fera également l’objet de réflexions fécondes, en particulier celle de Lorenzo Valla et de ses Elegantiae linguae Latinae (Chomarat, 1994). On pourra tout aussi bien s’interroger sur l’influence de la lexicographie, de la culture scolaire, des commentaires (Waquet 1998).
En regard de ces sources savantes ou scolaires, on pourra ensuite considérer les sources littéraires et envisager notamment la réception des étymologies poétiques antiques, auquel cas il en va de la réception de la littérature grecque et latine dans la poésie française. Par exemple, Ronsard, dans ses Sonnets pour Hélène (112-113 ; II, 9, 1-4 et 32 ; I, 3), reprend l’étymologie de Hélène par gr. ἑλεῖν, infinitif aoriste de gr. αἱρεῖν, « prendre », que l’on trouve chez Eschyle puis chez Ovide. De la même façon, La Fontaine, dans « Le Paon se plaignant à Junon », fait dire à Junon qui s’adresse au paon qui se plaint de sa voix : « Toi […] qui te panades », où se panader signifie « faire le paon » et est mis à la place de se pavaner : au lieu du mot issu de l’italien padana, « danse de Padoue », le fabuliste préfère une forme incorrecte qu’il tire de pavo, -onis, « paon ». Le jeu est d’autant plus remarquable qu’il se retrouve dans « Le Geai se parant des plumes du paon » et fonde sur l’étymologie le caractère typique et naturel de l’animal. Par un jeu de va-et-vient, c’est ce caractère propre à l’animal qui peut poser les jalons de la lecture morale de la fable. Ces enquêtes pourront en outre amener à s’interroger sur la fonction théorétique de l’étymologie : dans quelle mesure ouvre-t-elle un chemin d’accès à la connaissance de la vérité ? Cet enjeu, très présent dans les jeux étymologiques du Moyen Âge (Guiette 1959), est-il encore actuel aux XVe, XVIe et XVIIe siècles ? On peut aussi se demander si les « nomenclateurs », figures mythiques et légendaires de l’attribution des noms sont représentées – on songe ici à la fable « Le cas de conscience », où La Fontaine réécrit les versets de la Genèse où Adam est chargé de donner un nom aux créatures.
Le prisme de l’étude étymologique amène donc à l’étude de l’érudition poétique et de la réception des œuvres antiques, grecques et latines. Les pratiques étymologiques pourront ainsi être reliées à des pratiques de traduction, et plus largement aux relations entre la langue française et la ou les identité(s) nationale(s) : les étymologies favorisent-elles le latin, le grec voire, selon la théorie du « celthellénisme », le breton ? (Rey, Duval, Siouffi 2011 : 396-399 ; 433-435). Il sera encore bienvenu de mettre en perspective les pratiques étymologiques avec le souci de défense et d’illustration de la langue française qui anime les poètes de la Pléiade, pour poser en particulier le problème du « transfert » d’une langue en l’autre qui se présente à Du Bellay sous l’image de la greffe (Meerhoff 1986).
3. Étymologie et genres poétiques
Il convient de déterminer s’il existe des genres poétiques plus propices à l’écriture de l’étymologie. Cette pratique permet-elle en particulier d’observer des différences entre les genres et entre les styles (Galand-Hallyn et Hallyn 2001) ? L’épopée contient-elle plus d’explications de noms ? Dans le registre épidictique en particulier, il faudra s’intéresser de près aux usages élogieux ou au contraire satiriques de l’étymologie et voir s’il est possible de les différencier. Enfin, un « jeu » étymologique peut aussi être « ludique » (Demonet 1998 : 63) et être utilisé pour réaliser un trait d’esprit repérable par le lecteur avisé. Ainsi, la connaissance des textes antiques permet à Ronsard d’affirmer qu’avril est « ce mois qui du beau nom d’Aphrodite s’appelle » (Sonnet « Je sens de veine en veine une chaleur nouvelle ») selon l’étymologie donnée par Ovide dans ses Fastes (IV, 61).
Par ailleurs, le recours à l’étymologie s’inscrit dans la longue histoire de l’intérêt des poètes pour la création de noms motivés et de jeux avec la formation et la construction lexicale. On trouve déjà chez Homère l’explication du nom d’Ulysse / Ὀδυσσεύς à partir de ὀδύσσομαι, « s’irriter contre », dans le cadre du récit de la nourrice rappelant la naissance du héros (Od., XIX, 406-412). C’est le propre de l’éponymie, catégorie de l’étymologie (Delattre 2018), d’inscrire le nom dans le récit de son attribution : l’épopée et la tragédie antique ont utilisé ce type de raisonnement aussi bien pour motiver le comportement du héros que pour expliquer l’histoire des lieux : la dimension politique et sociale de l’étymologie y est nette. Aux XVe et XVIe siècles, la motivation onomastique rencontre des enjeux proches dans le cadre encore féodal qui gouverne les relations entre les poètes et les Grands (Ménager 1979 ; Lionetto 2025), par la louange d’un nom ou d’une nation, dont le personnage de Francus, des Illustrations de Jean Lemaire de Belges à La Franciade de Ronsard, est sans doute l’exemple le plus connu (Desbois-Ientile 2019). Au XVIIe siècle, de nombreux poèmes galants sont adressés à Phyllis ou Phillis, étymologiquement « celle qu’on aime », dont le type est présent dans les Héroïdes d’Ovide (2, « Phyllis à Démophoon »), les Bucoliques de Virgile (3, 107), et l’Astrée.
Mais la question de la remotivation et, même, de la « rétro-motivation » (Guiraud 1972) par l’étymologie invite aussi à enquêter sur l’élaboration de la fable poétique ou « mythe » par le choix des mots et, de là, à s’interroger sur les relations entre vérité et imagination créatrice à la Renaissance et l’âge classique. Le mot dévoile-t-il la chose ? Quel rôle et quel statut l’étymologie occupe-t elle dans le champ de l’invention ?
La question de l’étymologie permettra donc d’initier une nouvelle approche de la réception classique, grecque et latine, au prisme de la compréhension des mots et des jeux avec les connaissances linguistiques et littéraires du lecteur. Si la journée portera spécifiquement sur la poésie française du XIVe au XVIIe siècle, nous espérons qu’elle sera la première d’une réflexion plus large sur les rapports de la poésie française aux langues grecque et latine.
Les propositions de communication (environ 300 mots) accompagnées d’une brève bio-bibliographie, peuvent être envoyées jusqu’au 30 juin 2026 aux trois adresses suivantes :
lorene.bellanger@free.fr
cecile.euler@ens.psl.eu
adele.payendelagaranderie@univ-nantes.fr
Comité d’organisation:
Lorène Bellanger, Université de Caen Normandie
Cécile Margelidon, ENS de Paris et Université de Tours
Adèle Payen de La Garanderie, Nantes Université
Comité scientifique:
Déborah Boijoux (Nantes Université)
Gilles Couffignal (Sorbonne Université)
Marie-Luce Demonet (Université de Tours)
Catherine Gaullier-Bougassas (Université de Caen Normandie)
Francis Goyet (Université Grenoble Alpes)
Arnaud Perrot (Université de Tours)
Daniel Petit (ENS de Paris)
Tiphaine Rolland (Sorbonne Université)
Gilles Siouffi (Sorbonne Université)
Bibliographie:
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Cazal, Yvonne, Parussa, Gabriella (2015). Introduction à l’histoire de l’orthographe, Paris, Armand Colin.
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