Compétition néologique en contexte de multimodalité : vers une théorie écosystémique et phraséologique de la néologie
Studii de lingvistică 16, décembre 2026. Numéro coordonné par C. Smith (Université de Caen) et A. Wagener (Université Catholique de Lille)
CALENDRIER :
Soumission des résumés : 15 janvier 2026
Réponse aux contributeurs : 15 février 2026
Réception des articles: 15 mai 2026 (Normes de rédaction sur <http://studiidelingvistica.uoradea.ro/instructiuni-fr.html>)
Évaluation des articles et retour aux auteurs : juin-juillet 2026
Réception des articles révisés : 15 septembre 2026
Publication : décembre 2026
MODALITÉS :
Vous êtes invités à proposer un résumé de votre contribution sur 1-2 pages (références et 5 mots-clés y compris), en précisant votre corpus et la méthodologie utilisée, et en présentant quelques résultats de vos travaux. Vous indiquerez également votre affiliation. Les contributions peuvent être proposées en français ou en anglais. Elles seront envoyées à <studiidelingvistica@gmail.com>, <chris.smith@unicaen.fr> et <albin.wagener@gmail.com>. La version in extenso des propositions retenues sera soumise à une double évaluation anonyme par des membres des comités scientifique et de lecture de la revue.
Indexation de la revue : Web of Science (ESCI), SCOPUS, ANVUR (classe A), CNCS (A), ERIH PLUS, EBSCO, ProQuest, DOAJ. Pour tout renseignement complémentaire, veuillez visiter le site de la revue: <http://studiidelingvistica.uoradea.ro/index-fr.html>
ARGUMENTAIRE :
Ce numéro thématique explore la créativité lexicale et phraséologique, à la fois en synchronie et en diachronie, dans des contextes multimodaux. Il vise à repenser la compétition néologique – entre mots, affixes, expressions et formes iconiques – comme un mécanisme d’adaptation écosystémique du lexique aux évolutions sociales, technologiques et discursives. Les contributions attendues pourront porter sur la formation lexicale, la diffusion discursive et la phraséologie dans une perspective historique ou contemporaine, en privilégiant des approches usage-based, constructionnelles ou variationnelles. L’objectif est de construire une théorie écosystémique du changement lexical, intégrant néologie, phraséologie et multimodalité à travers le temps.
Les études pourront adopter une perspective synchronique ou diachronique, selon les corpus et les cadres théoriques privilégiés.
1. Une conception dynamique de la néologie
La néologie n’est pas un phénomène marginal, mais un principe de vitalité lexicale (Rey 1976 ; Guilbert 1975 ; Cabré 1993). Elle reflète la capacité adaptative des langues à nommer le nouveau, à renommer l’existant et à reconfigurer leurs ressources morphologiques et sémantiques selon les besoins discursifs. Elle s’inscrit dans un continuum de variation et de renouvellement articulant création lexicale, diffusion discursive et institutionnalisation progressive (Tournier 1991 ; Sablayrolles 2000 ; Humbley 2018).
Les approches contemporaines insistent sur la nécessité de dépasser la typologie des procédés pour envisager la néologie comme une dynamique relationnelle d’équilibrage entre innovation et stabilisation (Kerremans 2015 ; Renouf 2013 ; Maniez 2020). Comme le souligne Sablayrolles (2021), la dynamique lexicale relève moins d’un cycle de vie que d’un processus continu de cohabitation, d’obsolescence et de réactivation, où les néologismes, archaïsmes et paléologismes constituent des indices d’un équilibre adaptatif entre innovation et mémoire lexicale.
Elle doit donc être appréhendée non comme un événement lexical isolé, mais comme un processus d’ajustement permanent du lexique à ses environnements discursifs, médiatiques et technologiques.
2. La compétition néologique comme principe de structuration
La néologie contemporaine se déploie dans un environnement où plusieurs formes concurrentes peuvent désigner un même concept. La compétition lexicale devient alors le moteur de la sélection et de l’obsolescence : elle organise la tension entre redondance et économie, entre innovation formelle et stabilité cognitive (Bauer 2001 ; Štekauer 2005 ; Renner 2020 ; Fradin 2003, 2019 ; Rainer, Gardani, Dressler & Luschützky 2019). Cette logique compétitive s’observe à plusieurs niveaux :
• au niveau morphologique, lorsque des suffixes ou des schèmes de formation rivalisent (-able / -some / -ish ; -age / -ing) (Fradin 2019 ; Aronoff 2019) ;
• au niveau lexical, avec la coexistence de synonymes et de quasi-synonymes variant selon le registre, le domaine ou l’identité discursive (selfie / selca ; influencer / content creator) (Geeraerts et al. 1994 ; Bauer 2001 ; Blank 2001 ; Grzega & Schöner 2008) ;
• au niveau discursif, lorsque la fréquence, la dispersion et la valeur expressive déterminent l’issue des formes (Renouf 2013 ; Fischer 1998 ; Munat 2007).
Toutefois, comme le souligne Renner (2020) dans sa vue écosystémique de la formation des mots en anglais, la compétition ne s’exerce pas à grande échelle entre les procédés morphologiques : elle tend plutôt à produire des configurations de complémentarité fonctionnelle. Chaque sous-système (transcatégoriel, transconceptuel, évaluatif, compactant) manifeste des tendances marquées vers la complémentarité, et, dans certains cas, vers la combinaison, plutôt que vers la rivalité directe. Cette coopération adaptative entre procédés montre que la formation lexicale fonctionne comme un écosystème différencié, où la concurrence et la cohabitation se régulent selon des principes de spécialisation fonctionnelle et de couverture sémantique.
La compétition néologique peut ainsi être conçue comme une économie interne du lexique, où les unités lexicales se sélectionnent et se distribuent selon des forces d’usage, de visibilité et de motivation formelle. Cette conception rejoint les modèles usage-based et constructionnistes (Bybee 2010 ; Goldberg 2019 ; Schmid 2020), qui considèrent la productivité comme fonction de la couverture sémantique et de la capacité des formes à s’ancrer dans des réseaux de constructions existants.
3. Multimodalité et néosémiose
L’émergence des environnements numériques et multimodaux transforme radicalement les mécanismes de la néologie. Le mot y coexiste avec des unités visuelles, gestuelles et sonores (emojis, gifs, hashtags, mèmes), produisant des formes hybrides à la fois lexicales et iconiques (Crystal 2008 ; Zappavigna 2018 ; Evans 2020).
Ces dispositifs multiplient les canaux d’innovation et de circulation : le sens devient partagé entre plusieurs modes sémiotiques, donnant naissance à des phénomènes de néosémiose (Eco 1976 ; Kress & van Leeuwen 2001 ; Forceville 2009). L’évolution laughing out loud → LOL → 😂 illustre la succession de matérialisations textuelles, abréviées et iconiques d’un même concept. La néologie contemporaine n’est donc pas seulement formelle, mais aussi modale et interactionnelle, mobilisant des ressources multimodales qui renforcent la dimension expressive, sociale et communautaire de la créativité lexicale. Dans les espaces numériques, cela passe l’émergence par des formes plurisémiotiques néolangagières, inanimées ou animées, comme les memes et les gifs (Wagener 2022).
Dans ce contexte, le contexte de multimodalité implique de passer par une approche sémiotique de la néologie, à travers les spécificités de la circulation de l’information numérique (Stockinger 2001). Ainsi, la néologie concerne l’ensemble des signes émis pour accompagner la dissémination de mots, de symboles et de mouvements sociaux, comme pour #metoo, dans une logique affiliative (Thiault 2015) qui fait de la néologie multimodale en contexte numérique un authentique phénomène sociolangagier ou sociosémiotique, qui touche à la fois aux notions d’hypernarrativité (Rose 2012) et de circulation des nouvelles formes langagières dans les espaces numériques et non numériques (Wagener 2020).
En outre, la prise en considération de la multimodalité n’est en soi pas nouvelle en sciences du langage, et a permis également de prendre en considération la dimension discursive de l’énonciation néologisante – comme à travers le modèle texte-discours-interaction proposé par Marie-Anne Paveau (Paveau 2017). L’importance de la multimodalité est particulièrement importante dans l’étude des troubles du langage (Bellifemine 2024), l’analyse conversationnelle (Mondada 2005), ou encore l’enseignement des langues (Guichon & Tellier 2017), sans parler de nos interactions avec l’intelligence artificielle (Bajohr & Marand 2024).
4. Contraintes, genres et circulation des innovations
La sélection néologique s’inscrit dans un écosystème de contraintes, qui peuvent être de natures variées. Dans les espaces numériques, ces contraintes sont liées à la manière dont les dispositifs et les algorithmes sont conceptualisés et programmés ; ceci inclut par exemple le nombre de caractères limité sur les plateformes de microblogging comme X, Bluesky ou Mastodon (Boot, Kim Sang, Dijkstra & Zwaan 2019), la manière dont ces espaces sont habités par les utilisateur.ice.s (Ghliss & Jahjah 2019) ou encore la façon dont les algorithmes suggèrent certains contenus sur les plateformes de recherche ou sur les réseaux sociaux, via des dispositifs d’enclosure (Ertzscheid 2015).
Mais les contraintes ne sont pas que numériques ou médiatiques. On retrouve également, du fait des dispositions physiques dont nous disposons ou non, des contraintes psychologiques, neurologiques et cognitives (Bose & Buchanan 2007), des facteurs économiques, commerciaux (Altmanova 2013) et socio-démographiques relativement complexes (Wadeea 2024), sans compter la variété des registres de langage et des genres de discours, dans une optique plus sociolangagière, au sens large du terme.
Ces contraintes orientent la trajectoire évolutive des formes, favorisant celles les plus adaptées aux genres et aux canaux de diffusion. On observe ainsi une sélection par usage (Renouf 2013 ; Kerremans 2015) : les formes les plus circulantes s’imposent par efficacité pragmatique et intersémiotique, non par prescriptivisme.
5. Néologie et phraséologie : de la combinaison au schème
Loin de se limiter au mot isolé, la néologie s’exprime souvent par des unités phraséologiques, où l’innovation consiste à reconfigurer un schème existant (Tutin 2007 ; Mejri 2011 ; Kühn 2014 ; Burger 2015 ; Legallois & Tutin 2013, Ladreyt & Tutin 2023). Les expressions comme have the nerve to, get woke, go viral ou clap back montrent que la créativité lexicale passe fréquemment par la construction phraséologique :
• des combinaisons stables où la variabilité lexicale signale l’innovation sémantique ;
• des modèles productifs susceptibles d’accueillir des variations analogiques (Mattiello 2017, 2024, Smith 2023 ; Renner 2020).
La néologie phraséologique constitue un observatoire privilégié du changement lexical, car elle révèle la continuité entre lexicalisation, figement et innovation (Gréciano 1997 ; Gledhill 2000 ; González Rey 2021). Dans une perspective usage-based, la productivité phraséologique correspond à la capacité d’un schème à générer des variantes fonctionnelles répondant à de nouveaux contextes discursifs (Dostie & Tutin 2025).
Masini (2019) propose une analyse constructionnelle et gradientielle de la compétition, où la frontière entre mot et expression devient poreuse. Cette approche met en lumière la plasticité du lexique et la complémentarité fonctionnelle entre procédés morphologiques et phrastiques. La compétition ne concerne donc pas seulement les mots isolés, mais aussi les patrons constructionnels : par exemple, X-shaped ↔ in the shape of X, Y-free ↔ without Y, ou encore X-phobia ↔ fear of X. Ces paires illustrent la coexistence et la spécialisation graduelle de schèmes morphologiques et syntaxiques au sein d’un même espace sémantique. Les séries telles que get + Adj + with + N (get fresh with, get cheeky with, get lippy with) ou have the N to + V (have the guts to, have the nerve to) illustrent comment des micro-constructions lexicalisées rivalisent dans des niches pragmatiques spécifiques. Elles participent d’une dynamique de couverture sémantique (Goldberg 2019, Smith 2023), dans laquelle la diversité phrastique reflète la plasticité du lexique en usage.
6. Vers une linguistique de la compétition
Envisagée sous l’angle de la compétition multimodale, la néologie offre un cadre privilégié pour repenser les mécanismes d’évolution lexicale et phraséologique. Loin d’un simple jeu de création ponctuelle, elle révèle un principe systémique d’ajustement où les unités en concurrence co-existent, se différencient et se redistribuent selon les forces de l’usage. S’inscrivant dans la lignée des approches competition-based récemment formalisées par Nagano, Bagasheva & Renner (2024), cette perspective conçoit la compétition comme un mécanisme d’organisation du lexique à plusieurs niveaux :
— micro-structurel, où des affixes ou constructions rivales (-able / -some, -age / -ing) se partagent un même espace sémantique ;
— macro-structurel, où des processus (dérivation, conversion, composition) s’opposent dans la création de nouvelles unités.
La compétition peut être déclenchée par des facteurs d’usage (fréquence, analogie, iconicité) et se résoudre par différenciation sémantique, redistribution pragmatique ou obsolescence. Ce cadre dynamique rend compte de la variabilité lexicale non comme un désordre, mais comme un moteur adaptatif garantissant la résilience du système linguistique.
Dans cette optique, la néologie et la phraséologie participent d’un même écosystème constructionnel (Diessel 2019, 2023) : les formes émergent, se diffusent et se conventionnalisent selon des schémas de réseautage constructionnel et de renforcement par usage. La compétition y joue un rôle clé dans la structuration du constructicon, régulant l’équilibre entre innovation et stabilisation (Hilpert & Hotta 2025). Trois principes en découlent :
1. Variation lexicale comme moteur : la coexistence de formes concurrentes – qu’elles soient morphologiques, lexicales, phraséologiques ou iconiques – constitue un principe d’adaptation et de plasticité du lexique.
2. Innovation comme recyclage : toute création s’appuie sur la reconfiguration de schèmes existants, montrant la continuité entre mémoire lexicale et créativité.
3. Multimodalité comme interface : la circulation entre mots, images et gestes redéfinit la notion de « forme » et invite à un modèle transsémiotique de l’unité lexicale.
Ainsi définie, une linguistique de la compétition articule les modèles de la néologie, de la phraséologie et de la multimodalité dans une même perspective éco-constructiviste. Elle relie les cycles d’émergence, de diffusion et de stabilisation des formes à des forces de motivation formelle, cognitive et iconique – unissant la morphologie diachronique, la constructionnalisation et la néosémiose au sein d’un continuum fondé sur l’usage.
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